Burok, la terre attend.

BUROK, LA TERRE ATTEND 

Aux nostalgiques de la belle Afrique, 
À la kora du vieux Kouyaté, louée
Celle du légendaire enfant-buffle
Et de la reine-mère Nandy,
Rayonnante du faste d'antan 
Souriez, la terre attend. 

De ceux entre quatre murs cloîtrés 
Aux levres par les vents gercés,
Et aux côtes flétris de la morsure
Du ciment 
Sortez, la terre attend. 

Vous qui arpentez les rues de la ville,
Avec à la fin de la journée, 
Quelques maigres pièces mélangées Aux rêves perdus de passants
Venez, la terre attend. 

Mères éplorées 
Par la lourde perte
De fils avalés par les dunes 
De la chimérique Atlantide
Enfouis dans les vagues pétrifiées 
Du Sahara 
Parlez, l'univers entend.

À tout  corrompu au corps repus 
Adeptes  aux infames élucubrations
Bourreaux des gens naïfs  
Coupables de mille et un tours
Repentez-vous... 
Oh peuple clément!

À tous les esclaves mentaux
Qui regardez de haut le petit-pays, 
À ces victimes d'un esprit formaté 
Qui caressez l'utopie de paperasses Délavées aux promesses dévoyées 
Parlez, le peuple entend 

Retroussez vos chemises  à col raide
Humez la senteur libérée 
Du sol retourné;

BUROK,
La vie reprend.

Malé Fofana 
(Inspiré du poète camerounais Paul-Charles Atangana, 1972.)

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